Publié le 11/12/2008 à 12:00 par jeuxinternet
MOSCOU, 16 octobre - RIA Novosti. Mikhaïl Men, gouverneur de la région d’Ivanovo, important foyer de l’industrie textile à près de 300 km au nord-est de Moscou, a proposé le territoire de sa région, parmi les quatre qui seront autorisés pour l’ensemble de la fédération, pour accueillir
des maisons de jeux.
"Nous proposons d’installer des
casinos sur notre territoire", a déclaré M. Men lors du premier forum d’investissement de la région.
"Pour tout le monde, il est évident que cela permettra à la région de franchir un nouveau palier ainsi que de réduire ses besoins en subventions (fédérales)", a indiqué M. Men qui, avant d’être élu par l’assemblée régionale au poste de gouverneur, avait en charge au sein de la mairie de Moscou la coopération interrégionale et le sport et était l’un des proches du maire de la capitale Iouri Loujkov.
Ce dernier a appuyé la proposition de "transférer" le secteur des jeux de la capitale vers la région d’Ivanovo.
Selon le maire de Moscou, installer des casinos juste derrière le périphérique de la capitale n’aurait aucun sens.
"Transférer
des maisons de jeux vers une zone ayant un bon potentiel énergétique et facilement accessible, à 300 km de la capitale, voilà qui serait optimal", a estimé M. Loujkov.
En octobre, le président russe avait présenté à la Douma le projet de loi "Sur la régulation publique des activités ayant trait à l’organisation des
jeux de hasard". Le projet prévoit d’accorder à ces fins quatre zones délimitées pour l’ensemble de la fédération.
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Publié le 10/12/2008 à 12:00 par jeuxinternet
Profitant de l’engouement pour le
poker qu’a largement contribué à alimenter le comédien Patrick Bruel, le
casino lyonnais Le Pharaon à la Cité internationale organise régulièrement des tournois de « Texas hold’em », variante plébiscitée par les amateurs.
Hier après-midi, ils étaient près de 210 inscrits (150 euros de mise de départ) pour une somme de 30000 euros à partager entre 20 gagnants.
Répartis autour des tables, avec comme bruit dominant le cliquetis des
jetons, certains s’apprêtaient à passer une longue nuit.
Comme Joseph, champion de taekwondo dans une vie antérieure. Ce restaurateur lyonnais est venu au poker par goût de la compétition et après avoir, comme beaucoup, suivi les émissions de Patrick Bruel.
« Un peu comme dans les arts martiaux, ce que j’aime, c’est le fait de se mesurer à soi-même. Le pire adversaire d’un
joueur de poker, c’est lui-même. Il lui faut savoir gérer son stress, apprendre à se contrôler. » L’un de ses plus gros gains? « 2400 euros, tout récemment. Ça m’a permis d’équilibrer mes pertes! Et j’ai donné une partie de la somme à ma femme. »
A l’une des tables, Sylvie, une comédienne, fait partie des très rares femmes à participer à ce tournoi. « J’ai découvert le poker il y a un an. J’aime les montées d’adrénaline que procure le jeu. J’ai toujours aimé jouer mais le poker est de loin le plus excitant ».
Accro au point de s’entraîner tous les jours sur Internet, elle dit « préférer le contact humain des tournois. »
Publié le 08/12/2008 à 12:00 par jeuxinternet
« Je ne vois pas trop la différence entre un tournoi de Hold’em,
un loto, une tombola ou un concours de boules, de belote ou de tarot... Et je pense que les autorités devraient tolérer des événements avec un "buy in" de quelques euros ; elles ont mieux à faire ». Voila ce qu’on pouvait lire encore hier encore sur le site Armorpoker. L’annulation du tournoi de
poker du club sportif de Plouha, prévu le 22 novembre dernier, aura beaucoup fait causer sur le site des amateurs costarmoricains. 120 participants y étaient attendus. Le club, il est vrai, avait déjà organisé deux tournois de poker précédemment, et avait communiqué sur l’organisation d’un troisième tournoi, en faisant payer un droit d’inscription.
Uniquement au
casino
Or, c’est sur ce point que la police des jeux est intervenue, il y a plus de deux semaines, pour faire un rappel à la loi en matière de
jeux de hasard (*). « S’il y a de l’argent, on ne peut jouer au poker que dans des endroits réglementés, comme les casinos. Pour pouvoir organiser un tournoi de poker, il ne doit y avoir, ni droit d’inscription, ni mises d’argent », expliquait-on, hier, à la police des jeux. Cette loi ne s’applique pas à la belote, au bridge ou au tarot, considérés comme des jeux d’adresse et non de hasard.
* D’après la loi du 12 juillet 1983, l’organisateur d’un tournoi de poker avec argent risque jusqu’à six mois de prison ferme et une amende de 7.500 €.
Publié le 06/12/2008 à 12:00 par jeuxinternet
Plus de 150 millions d'euros sont joués chaque jour au poker en ligne. Les casinos français en sont exclus, mais Patrick Partouche a pris les devants.
Patrick Partouche, le patron de la première chaîne de casinos en
Europe, avait promis qu'il ouvrirait un site de poker en ligne. C'est fait. Et pour contourner le système français qui interdit la chose, le site roule sous pavillons de Malte et de Gibraltar.
Un vrai coup de poker, comme en réserve souvent Patrick Partouche, car les casinotiers ont reçu l'assurance d'un assouplissement de la législation de la bouche même du ministre de l'Intérieur : Michèle Alliot-Marie, la semaine dernière.
Pourquoi une telle précipitation ? Parce qu'il y a le feu dans les 197 casinos français, qui emploient 18.000 personnes : les produits bruts de
casino en ligne (pbj, différence entre les mises et les gains, dont 58 % partent dans les caisses de l'État) ont chuté de 13,5 % sur les neuf premiers mois de l'année, et la tendance s'accélère assurent les syndicats patronaux.
Ils incriminent l'interdiction de fumer et la concurrence du PMU et de la Française des jeux, qui a lancé Poker, fin octobre, et tout récemment Noël à vie. Une
Française des Jeux qui profite d'un monopole des jeux d'argent en ligne qui doit disparaître début 2009. Car l'avenir du jeu est sur Internet, où le poker virtuel draine plus de 150 millions d'euros chaque jour sur la planète. Et les Français sont de plus en plus nombreux à rejoindre ces communautés de joueurs virtuels qui misent de l'argent réel : leur nombre a augmenté de plus de 50 % entre 2006 et 2007, attirés par le plaisir et la flexibilité de ces web-parties.
Des centaines de sites se sont développés, avec une très grande habileté et un marketing infernal : sur les plus efficaces, on peut se contenter de jouer « pour rien » à des dizaines de jeux de machines à sous, de baccarat, de
black jack, ou de vidéo poker. Ensuite, le site vous propose des promotions alléchantes pour jouer de l'argent. En installant un logiciel, vous pouvez créer votre avatar et choisir un costume avant de prendre place autour d'une table virtuelle. Un souci avec l'ordinateur ? Pas de problème : il y a même un service d'assistance téléphonique !
Publié le 05/12/2008 à 12:00 par jeuxinternet
Ce n'est pas de l'entêtement, mais la confirmation d'une volonté : le 6 novembre prochain, le conseil municipal de Villeneuve-Loubet devra se prononcer sur la relance du dossier « Casino ». Il s'agira de faire redémarrer une procédure revue et corrigée avec un pari : la faire aboutir. Un
casino à
Villeneuve-Loubet, sur les 6 000 m2 de la ZAC du Loubet, un de plus sur le littoral azuréen, est-ce opportun ? Richard Camou libéral convaincu s'en remet aux résultats de cette seconde partie et donc aux lois du marché : « Si personne ne se présente, nous aurons la réponse », glisse-t-il. Car avec la crise qui frappe les casinos de la Côte, la conjoncture, les stratégies parfois imprévisibles, le maire de Villeneuve-Loubet reste prudent.
Dans un tel cas, c'est-à-dire en l'absence d'offre ou tout simplement de projet intéressant, le maire dégainera une autre solution pour le site du Loubet. Mais Richard Camou préfère envisager l'hypothèse la plus favorable : des réponses. « Dans ce cas, ce sera la démonstration qu'un tel projet intéresse toujours les casinotiers. Lors du premier appel à candidatures j'avais été surpris par le nombre de projets, cinq et par leur qualité ». Et Villeneuve-Loubet a toujours quelques atouts dans sa manche : 19 000 habitants permanents et des pointes jusqu'à 40 000 en période estivale et surtout un site disponible au bord de mer. Mais la commune doit-elle accueillir un tel projet ? Le maire de Villeneuve-Loubet écarte l'aspect moral : « Les
casinos ne sont pas, à mon sens, des lieux de perdition, mais je peux comprendre qu'il y ait des aversions ». Et finalement il préfère avancer la justification financière, celle du gestionnaire à la recherche de nouvelles recettes sur le double credo : Pourquoi les laisser aux autres communes ? Pourquoi ne pas utiliser ces recettes pour limiter la pression fiscale ?
Mais toujours prudent Richard Camou ne veut « porter ombrage à personne » et préfère
jouer sur la « complémentarité » des différents casinos du littoral. Le marché est donc libre et ouvert mais chacun réclame sa part.
Publié le 05/12/2008 à 12:00 par jeuxinternet
Le député-bourgmestre de Dinant est soupçonné d'avoir favorisé la concession du
casino au groupe Accor.
Richard Fournaux clame toujours son innocence.
L'information a été confirmée lundi soir: le député-bourgmestre de Dinant, Richard Fournaux (MR), a été inculpé de corruption passive par le juge d'instruction dinantais Olivier Bontyes dans le cadre de l'affaire du
«casino de Dinant». Le dossier avait été instruit à Bruxelles par le juge Van Espen avant d'être transmis à Dinant. Richard Fournaux continue de clamer son innocence.
Voici quelques jours Richard Fournaux a été entendu à deux reprises par le juge d'instruction Olivier Bontyes, en charge du dossier, lequel trouve son origine dans l'attribution, en 1999, de la concession du casino dinantais au
groupe Accor. Une attribution contestée par les anciens concessionnaires évincés, Camille et Philippe Mantia, qui avaient dès lors décidé de porter plainte contre le bourgmestre de Dinant, Richard Fournaux. «Quelque part, je suis soulagé que cette instruction se termine», a indiqué Richard Fournaux, lundi soir. «Maintenant, que la justice fasse son travail. Moi, je ferai le mien en me défendant car, je le répète, je n'ai rien fait de mal dans ce dossier. Et, si c'était à refaire, je referais tout de la même manière.»
Pas d'argent
Que reproche-t-on à Richard Fournaux en le soupçonnant de «corruption passive» ? En l'occurrence, Richard Fournaux n'aurait pas reçu de
l'argent du groupe Accor. Mais la justice soupçonne qu'en échange de la concession du casino, le groupe Accor ait passé des marchés avec la société de peinture Bayard Décor (anciennement Arts et Décor) dont le patron est Richard Fournaux. Quand il y a un soupçon de corruption, il y a non seulement un corrompu mais également un corrupteur: on verra si le groupe Accor ou certains de ses membres seront aussi inquiétés.
Que peut-il se passer à présent? Richard Fournaux est protégé par son immunité parlementaire. Et depuis l'affaire Agusta-Dassaut, les dispositions judiciaires concernant les parlementaires ont changé. Sous l'ancien régime, le moindre devoir devait faire l'objet d'un dossier, qui était alors transmis à la Chambre dont le parlementaire relevait. Le système a évolué. Le parquet peut requérir contre un parlementaire, qui peut être inculpé sans aucune levée de son immunité. Ainsi, en 2000, Richard Fournaux avait été perquisitionné après que le 1er président de la cour d'appel de Bruxelles eut marqué son accord. Ce n'est que pour un éventuel renvoi en correctionnel que l'immunité de Richard Fournaux devrait être levée.
Le dossier va être prochainement transmis au parquet, qui aura trois possibilités: soit il demande des réquisitions complémentaires, ce qui semble peu probable vu la longueur de l'enquête. Soit il prononce un réquisitoire de non-lieu, soit un réquisitoire de renvoi. Dans le dernier cas, le préalable est la levée de l'immunité de M.Fournaux.
Il est donc possible qu'une demande en ce sens soit prochainement transmise au président de la Chambre, Herman De Croo. Lequel constituera vraisemblablement une commission chargée d'étudier le dossier. Celle-ci proposera alors à l'ensemble des députés de lever ou non l'immunité parlementaire de Richard Fournaux.
S'il siège bien en tant que député MR à la Chambre, Richard Fournaux est étiqueté bourgmestre «indépendant» sur le plan local, à Dinant. Va-t-il ou pourra-t-il poursuivre ses activités? Théoriquement, si son immunité parlementaire est levée, il pourrait être suspendu de sa fonction de bourgmestre par le gouverneur de la province de Namur, Amand Dalem, une «suspension préventive dans l'intérêt du service». Mais on n'en est pas là.
Il aurait pu être ministre
Les derniers mois n'ont donc pas été de tout repos pour Richard Fournaux. Après un transfert très médiatique, du CDH vers le MR, Richard Fournaux a vu son étoile pâlir de mois en mois. A tel point que le MR n'a plus osé miser très gros sur la tête du député-bourgmestre de Dinant lors de la confection des listes électorales. Et dire que s'il était resté au CDH, Fournaux serait peut-être ministre wallon, aujourd'hui...
Lundi soir, le MR a pris acte de cette décision et souhaité que la justice suive son cours...
Publié le 04/12/2008 à 12:00 par jeuxinternet
Un épi géant et lumineux
Stanley Ho et sa famille, bousculés dans leur fief, ont décidé de relever le défi. A côté du Lisboa, le mieux placé au centre-ville, qui continue à attirer les foules, sort de terre le Grand Lisboa. Si l'on en croit la maquette qui figure sur les palissades, il ressemblera à un épi de maïs géant lumineux et occultera tout ce qui pourra se faire de plus kitsch ailleurs. Stanley Ho a également choisi l'architecte français Paul Andreu, à peine remis de l'accident catastrophique de son terminal de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, pour imaginer Oceanus, un projet de 670 millions d'euros, hôtel six étoiles, bureaux, complexe de loisirs, le tout en forme de paquebot. Et ce n'est pas tout : pour 860 millions d'euros, le Chinois s'est allié à Kerry Packer, l'homme le plus riche d'Australie, pour créer City of Dreams sur la zone poldérisée de Cotaï, où se concentrent les projets les plus grandioses.
«Stanley Ho est un joueur de go, il encercle ses ennemis, commente un observateur amusé de la bataille. Il a disposé ses pions de telle manière que tout visiteur à Macao commence avec lui, et finit avec lui.» Il est vrai que le tycoon dispose de quelques atouts : il possède la compagnie de ferries qui amène les visiteurs à Macao en provenance de Hongkong (un départ tous les quarts d'heure) ou de Chine continentale, il est le premier employeur de Macao, et vient de faire élire sa quatrième épouse à l'assemblée législative consultative du territoire. Et il compte de nombreux amis à Pékin, de quoi protéger ses intérêts immenses.
L'enjeu de cette bataille : la clientèle chinoise, de l'autre côté du delta de la rivière des Perles. Jusqu'ici, elle a été au rendez-vous. Le nombre de visiteurs a doublé en trois ans, atteignant cette année 20 millions (et 35 millions en 2010, selon les prévisions), à 80 % en provenance de Hongkong et du continent où
les salles de jeu sont illégales. Dans les pièces enfumées du Lisboa ou du Greek Mythology, on reconnaît aisément les clients venus de Chine continentale à leurs vêtements simples et leur regard ébahi par le décor tape-à-l'oeil. Ils se prennent en photo à l'extérieur des salles, devant chaque sculpture grecque ou égyptienne. Mais, autour des tables de baccarat, de
black jack ou de roulette, le décor s'estompe pour laisser la place à la passion chinoise pour le jeu.
Ces clients sont certes prisés, mais ne sont pas le coeur de cible. Il faut monter dans les étages du Lisboa pour découvrir les «VIP rooms» aux noms qui claquent : gold, jade, dragon... Accès interdit aux non-VIP et aux curieux : l'identité des clients doit d'autant plus rester discrète que chacun sait qu'une partie de l'argent dépensé ici est celui de la corruption et des pots-de-vin en Chine, officiellement combattu à Pékin mais qui se retrouve sans trop de mal autour
des tables de jeu de Macao. Dans ces salles, les sommes qui transitent changent d'échelle et c'est là que les casinos font 70 % de leur chiffre d'affaires. C'est cette clientèle-là qu'ils se disputent âprement.
Les dirigeants des casinos soignent particulièrement les junkets, ces rabatteurs de gros clients fortunés pour salles VIP. Lorsque le Sands, qui n'a pour l'instant que 4 ou 5 % du marché de ces «personnalités», a annoncé qu'il augmentait légèrement la commission accordée aux junkets, Stanley Ho s'est fâché tout rouge : qu'on touche au marché des VIP, et ce sera la guerre, a déclaré le septuagénaire. Un incendie sur le chantier d'un
casino en construction, officiellement un accident, a fait craindre le retour des rivalités entre bandes mafieuses.
Publié le 02/12/2008 à 12:00 par jeuxinternet
Loto-Québec a dû désinfecter cet été toute la section du
keno au Casino de Montréal, craignant une infestation de poux.
La porte-parole de Loto-Québec, Marie-Claude Rivet, a confirmé hier au Journal que tout
le salon de jeux du troisième étage du pavillon principal du Casino (l'ancien pavillon de la France de l'Expo 67) a dû être désinfecté pour s'assurer qu'il n'y ait pas d'infestation.
«Nous avons été alertés le 3 juillet par un employé qui avait des poux. L'infirmière du
casino l'a incité à traiter son infestation avec un shampoing médicamenté que l'on retrouve dans les pharmacies», explique Mme Rivet.
Trois cas recensés
Les dirigeants du Casino n'ont pas pris l'affaire à la légère. Dans la nuit suivante, tous les dossiers des fauteuils et tous les combinés des téléphones ont été désinfectés.
Durant les 24 à 36 heures suivantes, cependant, deux autres employés, de quarts de travail différents, ont avisé les autorités du Casino qu'ils avaient eux aussi des poux.
«Dans chaque cas, il n'a fallu qu'un traitement au shampoing médicamenté pour régler le problème», rassure Mme Rivet.
Les employés pas avisés
La porte-parole de Loto-Québec convient que les employés du Casino n'ont pas été avisés du risque d'infestation, mais que les dirigeants de l'établissement de jeux l'ont été.
Elle signale qu'aucun client n'a avisé le Casino d'un problème de poux et que la mesure de désinfection de la section du keno a été réalisée à la recommandation de l'infirmière de l'établissement.
«Nous n'avons pas eu à contacter la Sécurité publique. Ce n'est pas une maladie, des poux. Nous avons simplement agi avec le gros bon sens.»
Publié le 01/12/2008 à 12:00 par jeuxinternet
Les jeux sur internet sont au coeur d'une bataille entre une partie des casinos français, notamment le groupe Partouche, et la Française des Jeux (FDJ), dont le monopole est contesté.
Le Syndicat des casinos modernes de France (SCMF) dont Partouche, numéro deux des casinos en France, est le principal adhérent, a déposé fin mars une plainte auprès de la Commission européenne dénonçant le monopole sur les jeux dont bénéficie la FDJ.
Son avocat, Me Thibault Verbiest, a précisé qu'une "saisine" avait également été faite auprès du Premier ministre pour demander "l'abrogation du décret de 1978 sur le monopole de
la Française des Jeux".
Deux recours vont également être déposés devant le Conseil d'Etat, l'un sur le monopole, l'autre sur l'abaissement depuis février à 16 ans de l'âge légal pour jouer avec la FDJ.
Derrière ces procédures, l'objectif des plaignants est de dénoncer l'interdiction faite aux casinos français d'avoir des sites sur le net, contrairement à la FDJ ou au PMU. "Les gens ne vont plus au casino, il faut bien aller chez eux", déclare un conseiller du syndicat, Bernard Boucot. "Il y a des sites illégaux étrangers, tandis que nous, nous ne pouvons rien faire", ajoute-t-il.
Me Verbiest laisse entendre que la plainte pourrait être retirée en cas d'ouverture de négociations. Patrick Partouche, président du directoire du groupe éponyme, dit souhaiter "une réunion de tous les acteurs concernés", dans le but de parvenir à "une égalité de traitement" avec la FDJ.
Le groupe Partouche, qui se plaint depuis longtemps de "discrimination" à l'égard des casinos en France, lancera le 27 avril Partouche Interactive, une filiale réunissant ses activités internet, télévision et nouvelles technologies.
Il entend aussi lancer à l'automne un site de
casino en ligne basé à Gibraltar. Le groupe a bien un site en ligne, mais qui ne permet de jouer de façon payante qu'en passant par un lien avec une autre société partenaire.
L'autre grand syndicat de casinos, Casinos de France, auquel adhère notamment le groupe Barrière, numéro un du secteur, ne s'est pas associé à la démarché du SCMF.
"Nous ne sommes pas sûrs qu'il faille passer à ce stade par un coup de force à Bruxelles pour se faire entendre", déclare son président, Joël Mingasson. Tout en jugeant la loi "archaïque", il estime qu'il y a "déjà un processus de concertation" et qu'il existe "des avancées".
Il reconnaît toutefois que ce processus ne porte pas sur l'internet, en estimant lui aussi que "la concurrence est faussée".
Pour Dominique Desseigne, président du conseil de surveillance de groupe Barrière, il est "nécessaire que la législation française évolue, afin de permettre aux casinos français d'avoir la possibilité de proposer des jeux en ligne".
Il "espère que le gouvernement ira rapidement dans ce sens afin de nous éviter de perdre des parts de marché" par rapport à la concurrence étrangère, "et notamment anglaise".
"Cela permettrait de faire évoluer
l'offre des jeux dans un environnement réglementé et sécurisé", ajoute-t-il en affirmant que cette profession "se doit de rentrer dans la modernité".
Publié le 28/11/2008 à 12:00 par jeuxinternet
Alors que le gouvernement français s'apprête à libéraliser le jeu en ligne au second semestre 2009,
la Française des jeux prépare sa riposte. Christophe Blanchard-Dignac, 54 ans, PDG du groupe, et ancien directeur du budget, explique la stratégie qu'il compte mettre en oeuvre, alors que l'ouverture du capital de l'entreprise, dont l'Etat détient 72 %, est programmée.
C'est un nouveau départ pour le Loto. Depuis plus de trente ans, ce jeu est un phénomène de société. Près de 15 millions de français y jouent. Mais il n'a pas connu d'évolution majeure depuis dix ans. Or la société française a changé. Le jeu va être plus simple, plus accessible. Nous introduisons un jour de tirage supplémentaire, nous lançons un jackpot roulant pour susciter des rendez-vous et nous créons le "numéro chance", qui permet au joueur de gagner sa mise. L'investissement global pour le
nouveau Loto s'établit à 15 millions d'euros. Nous espérons recruter 3 millions de joueurs supplémentaires et accroître le chiffre d'affaires du Loto de 20 % en deux ans.
Le jeu responsable est au coeur des valeurs de l'entreprise et de son réseau. Le nouveau Loto, comme l'actuel, s'adressera à un grand nombre de joueurs misant des sommes modérées.
Le
Rapido, le premier jeu de la Française des jeux (il représente 23,7 % de son chiffre d'affaires), très présent dans les bars, subit de plein fouet l'interdiction de fumer dans les lieux publics. Les joueurs jouent moins longtemps, moins souvent et moins d'argent. L'impact est majeur, avec une baisse des recettes de 18 % à 20 %.
Euro Millions se porte bien, et le Loto subit une légère érosion. Sur les huit premiers mois de l'année 2008, le chiffre d'affaires de la Française des jeux est en recul de 2 %. L'objectif de maintenir l'activité sur l'ensemble de l'année à un niveau comparable à celui de 2007 n'est pas acquis. Le jeu, comme tout produit grand public, subit les arbitrages de consommation.
Ce n'est pas la première fois que lorsqu'un secteur s'ouvre à la concurrence, il y a une réflexion sur l'ouverture du capital d'une entreprise détenue majoritairement par l'Etat. Cette démarche doit nous permettre de nous développer avec les mêmes armes que nos futurs concurrents. L'objectif est d'avoir des actionnaires capables de nous accompagner dans nos projets.
Nous avons l'ambition d'être un acteur de référence en Europe. Nous sommes ouverts à différents partenariats, que ce soit dans les nouvelles technologies, le sport, ou pour nous implanter dans d'autres pays. Ces partenaires peuvent être actionnaires ou non. Nous discutons d'abord du cadre juridique et fiscal, préalable à la valorisation de l'entreprise. L'Etat détient aujourd'hui 72 % du capital, il en a détenu dans le passé 51 %, et il n'était même pas au capital au début du Loto.
Même si 96 % de notre activité restent sous monopole, nous devons nous préparer très vite à l'ouverture du marché des paris sportifs en ligne. C'est notre priorité. Le développement de cette activité est très satisfaisant : sur les six premiers mois de l'année, nous avons réalisé un chiffre d'affaires de 250 millions d'euros, soit plus qu'en 2007. Notre objectif est d'atteindre 2 millions d'inscrits d'ici à la fin 2010, contre 1,2 million actuellement. Nous devons aussi étoffer notre offre. Des partenariats sont envisagés
Internet change la donne, avec la possibilité de distribuer des produits d'autres opérateurs. Si nos joueurs souhaitent que nous leur offrions des paris hippiques, nous en parlerions avec le PMU, l'opérateur de référence. Quant au poker, le sujet mérite d'être considéré avec beaucoup de prudence. Beaucoup de
casinoposent des problèmes de sécurité.