Publié le 27/01/2009 à 12:00 par jeuxinternet
[/img]Le succès du poker hold’em n’est plus à démontrer. A domicile, dans les arrière-salles de bistrots, les tournois illégaux prolifèrent. Un phénomène que les casinos récupèrent. Jusqu’alors, la forme de poker pratiqué dans ces établissements était le stud, un jeu de contrepartie, où le client joue contre le casino. Le hold’em est un
jeu de cercle, où les compétiteurs s’affrontent entre eux.
Dans moins de deux semaines, l’établissement de Meyrin ouvrira ses premières tables. Une nouvelle qui réjouit les aficionados genevois. Parmi eux, Claudio, 28 ans: «Au casino on pourra jouer en toute légalité, sans risquer d’avoir la police aux trousses.» Tel est justement l’objectif de Yassine Ben Abdessalem, le directeur du Casino de Meyrin: «Ce jeu est actuellement pratiqué dans des conditions illégales, et qui plus est sans protection contre les addictions.» En remédiant à cette situation, Meyrin espère attirer une nouvelle clientèle et satisfaire ses habitués. «Durant les week-end, on enregistrait jusqu’à 30 demandes par jour pour l’introduction du hold’em», signale le directeur.
Autant de clients qui n’hésitaient pas à franchir la frontière, direction Divonne, pour satisfaire leur soif de
poker. Depuis septembre, comme trois autres casinos français, Divonne testait le hold’em. Pour Didier Brezzo, directeur de ce casino, l’expérience est concluante. «Combiné à l’entrée gratuite dans les salles de jeux traditionnels, le hold’em nous a permis d’augmenter la fréquentation de 20%.» De plus, en un mois et demi, le chiffre d’affaires réalisé à ces tables a atteint 287 000 francs. Divonne mise d’ailleurs sur ce jeu pour revenir dans le hit-parade des dix premiers casinos de France.
Durant cette courte période, Meyrin a subi une baisse de 10% de la clientèle des
jeux de table. Une concurrence qui va augmenter puisqu’un décret étend l’autorisation à tous les casinos de France. «Partouche veut s’imposer comme le groupe spécialisé dans le hold’em en France», précise Didier Brezzo.
Pour Meyrin, le choix n’a pas été aussi aisé. En tant que casino B, il n’a droit qu’à trois jeux de table. Soit: le black-jack,
la roulette et le stud. Ce dernier a dû être abandonné au profit du hold’em. Une décision qui enchante Stéphane Nicoud, 23 ans. «Pouvoir jouer à Meyrin est idéal: c’est plus pratique que d’aller à Divonne et moins cher. Vu l’ampleur que prend le hold’em, il était temps que les casinos se mettent à la page.»
L’objectif est bien sûr d’organiser des tournois. Les inscriptions débutent vendredi et le montant de départ est fixé à 500 fr. Une occasion unique pour Thomas, 21 ans de tester son bluff sur de nouveaux adversaires: «Cela me changera des parties sur Internet. En direct, la pression est plus forte et l’intérêt d’autant plus grand. Enfin, le décor peut être vraiment sympathique: le casino, ça fait rêver!»
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Publié le 22/01/2009 à 12:00 par jeuxinternet
Profitant de l’engouement pour le poker qu’a largement contribué à alimenter le comédien Patrick Bruel, le
casino lyonnais Le Pharaon à la Cité internationale organise régulièrement des tournois de « Texas hold’em », variante plébiscitée par les amateurs.
Hier après-midi, ils étaient près de 210 inscrits (150 euros de mise de départ) pour une somme de 30000 euros à partager entre 20 gagnants.
Répartis autour des tables, avec comme bruit dominant le cliquetis des
jetons, certains s’apprêtaient à passer une longue nuit.
Comme Joseph, champion de taekwondo dans une vie antérieure. Ce restaurateur lyonnais est venu au poker par goût de la compétition et après avoir, comme beaucoup, suivi les émissions de Patrick Bruel.
« Un peu comme dans les arts martiaux, ce que j’aime, c’est le fait de se mesurer à soi-même. Le pire adversaire d’un
joueur de poker, c’est lui-même. Il lui faut savoir gérer son stress, apprendre à se contrôler. » L’un de ses plus gros gains? « 2400 euros, tout récemment. Ça m’a permis d’équilibrer mes pertes! Et j’ai donné une partie de la somme à ma femme. »
A l’une des tables, Sylvie, une comédienne, fait partie des très rares femmes à participer à ce tournoi. « J’ai découvert le poker il y a un an. J’aime les montées d’adrénaline que procure le jeu. J’ai toujours aimé jouer mais le poker est de loin le plus excitant ».
Accro au point de s’entraîner tous les jours sur Internet, elle dit « préférer le contact humain des tournois. »
Publié le 20/01/2009 à 12:00 par jeuxinternet
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L'hôpital Pasteur de Nice a ouvert cet été une consultation et une unité de soins "jeu pathologique" destinée à la prise en charge et au traitement des joueurs invétérés.
Hormis une association
"SOS joueurs" située en région parisienne, ce service niçois est le seul en France. Il est dirigé par le professeur Dominique Pringuey à la clinique de psychiatrie et psychologie médicale de l'hôpital Pasteur.
En collaboration avec le docteur Yves Bistagnin, psychiatre spécialisé dans les phobies et les troubles obsessionnels, le Pr Pringuey a remarqué que ces joueurs maladifs détruisaient aussi leur entourage.
"Ce sont les épouses, les compagnes ou les proches de ces joueurs qui ont fini par nous alerter", explique le psychiatre, "des gens extrêmement malheureux qui chaque jour plus nombreux venaient nous appeler à l'aide et nous confier leur infortune".
Par exemple, cette femme au domicile de laquelle des huissiers se sont présentés un jour pour recouvrer le montant des dettes de son mari qui s'était laissé prendre au piège du
jeu. Si au début il avait un peu gagné, bien vite il avait énormément perdu, dépensé tout son salaire, avait emprunté avant de s'empêtrer dans d'inextricables mensonges avec de graves conséquences sur sa vie privée et professionnelle.
"Ces gens-là sont dans un véritable état de dépendance au même titre que les alcooliques, les toxicomanes ou les gros fumeurs", précise le Pr Pringuey, "et souvent, au final, c'est la justice qui les oblige à se soigner, faute de quoi ils peuvent se retrouver sous tutelle".
"Leur prise en charge est difficile mais dans 80% des cas elle est couronnée de succès", ajoute-t-il, "ce qui est compliqué, c'est que le joueur pathologique est persuadé qu'il détient la recette miracle pour gagner à tous les coups. Et quand il perd, cela ne fait que décupler son besoin de rejouer."
La prise en charge thérapeutique d'un joueur pathologique est de l'ordre d'une dizaine de consultations d'une heure chacune.
Elle consiste d'abord à lui faire comprendre qu'il est absolument impossible de gagner en jouant au
casino régulièrement et, dans un second temps, quand le patient nie le hasard ou prétend qu'il peut le maîtriser, que sa pensée est erronée.
Vient ensuite une période de "désintoxication" plus concrète au cours de laquelle le joueur apprend à refuser une proposition de jeu, un peu comme un fumeur en cours de sevrage apprend à refuser une cigarette.
"C'est dur parce que le joueur est faible en général et que l'estime qu'il a de lui-même est altérée", dit le Dr Bistagnin, "et bien souvent il considère le casino comme une espèce de cocon, un lieu magique et protégé où il est connu, reconnu, où on lui prête de l'argent, autant de petits signes qui le valorisent".
Aux Etats-Unis comme en France, bien que dans ce dernier pays il n'existe pas de statistiques officielles, le nombre de joueurs pathologiques est évalué à 3% de la population. Une proportion peut-être plus élevée dans les Alpes-Maritimes du fait du nombre de casinos plus important qu'ailleurs dans le pays.
Publié le 29/12/2008 à 12:00 par jeuxinternet
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Cette nouvelle année record est aussi celle des bouleversements du classement établi en fonction du PBJ dégagé puisque, pour la première fois, l'établissement d'Enghien (Val d'Oise - seul casino francilien) arrive en tête et dépasse la barre des 80 millions d'euros encore jamais atteinte (81,494 M EUR, soit +75,73%), devant Divonne-les-Bains (Ain), a-t-on appris mardi auprès des groupes
casinotiers.
Il le doit à l'autorisation d'exploiter des machines à sous qui lui a été accordée en cours de saison.
A l'inverse, le casino de Charbonnières (Rhône), cinq fois de suite le premier de France, rétrograde au quatrième rang et enregistre une baisse de 20,65% de son PBJ (65,535 M EUR).
C'est le résultat d'une sanction administrative qui lui a valu de restreindre de 2 heures quotidiennes pendant 3 mois l'accès à sa salle de machines à sous, le privant de nombreux joueurs.
Il a aussi souffert de la concurrence du casino de Lyon. Celui-ci a pu exploiter pleinement en 2001-2002 ses machines à sous qui ne lui avaient été autorisées qu'en toute fin de saison dernière et dont le PBJ (40,629 M EUR) a bondi, pour cette raison, de 249,2%.
A elles seules, les
machines à sous (MAS) en service dans les 170 établissements autorisés à en exploiter ont généré un PBJ de 2,249 milliards d'euros, (+ 7,71%), soit 91,57% du PBJ total des jeux.
Lors de l'exercice précédent, où 163 établissements étaient autorisés à en exploiter, ce rapport atteignait 91,66%, avec 2,088 mds EUR.
Avec 607,332 millions d'euros, le bilan des dix premiers casinos français est en hausse de 6,86% contre 1,98% en 2000-2001.
Dans ce total, la part de leurs "
bandits-manchots" atteint 498,115 millions d'euros en augmentation de 6,01% contre 4,48% lors de la saison précédente.
Elle représente 82,02% de leur PBJ et 22,14% de toutes les MAS en service dans les casinos français contre respectivement 79,37% et 22,21% la saison dernière (469,859 millions d'euros).
Toutefois, il s'agit d'une hausse artificielle, due à l'autorisation accordée en cours de saison au
casino d'Enghien d'exploiter des "bandits-manchots."
Sans elle, leur montant des jeux MAS n'atteindrait que 463,565 millions d'euros, soit, à périmètre constant, une baisse de 1,34%
Celle-ci, une première dans l'histoire des casinos en France, s'explique par "l'effet euro". Les
joueurs habitués à jouer 1 ou deux francs ont, au début de la saison, joué 1 ou 2 euros, avant de réaliser
le coût réel de leur mise et de revenir à des jeux plus modestes à coup de 10 ou 2O centimes, faisant ainsi chuter d'autant les recettes globales des MAS.
Comme lors de la saison précédente, deux des dix premiers casinos français ont enregistré une baisse de leur PBJ: Charbonnières, 4ème, (-20,55%) et Forges-les-Eaux, 8ème, (-4,07%).
Dans ce classement, un casino gagne 6 places (Enghien, 1er) et un (Aix-en-Provence, 7e) deux rangs, tandis que deux (Charbonnières, 4e et Forges-les-Eaux -Seine-Maritime-, 8e) en perdent trois.
Publié le 20/12/2008 à 12:00 par jeuxinternet
En France, 5% des joueurs sont des ludopathes, ou joueurs pathologiques, estime le Dr Jean-Claude Matysiak, chef de service de la consultation d'addictologie à l'hôpital de Villeneuve-Saint-Georges (Val de Marne) dans un entretien téléphonique accordé jeudi à l'Associated Press.
"On ne parle de joueur pathologique qu'à partir du moment où il y a souffrance", note-t-il, en faisant la distinction entre malade et joueur professionnel.
Le ministère de l'Intérieur a signé jeudi avec les deux principaux syndicats d'exploitants de
casinos un protocole qui "prend en compte les impératifs de santé publique en matière de prévention de l'addiction au jeu".
"Un joueur professionnel de poker gagne sa vie de cette façon alors qu'un joueur pathologique, lui, il perd sa vie, c'est-à-dire qu'il commence à perdre ses relations amicales, il commence à avoir des difficultés dans sa vie familiale, amoureuse, mais aussi surtout dans sa vie professionnelle", explique le Dr Matysiak. "Sa première obsession quand il se lève, c'est le jeu".
Comme l'alcoolisme et l'héroïnomanie, cette pathologie touche davantage les hommes que les femmes. "Le rôle ou l'attrait de l'argent est souvent quelque chose de très masculin", avance l'addictologue.
"Un joueur d'argent est dans une maladie addictive, c'est-à-dire qu'en fait il cherche la solution de son problème dans le problème", explique-t-il encore. "Il joue pour se refaire, c'est une espèce de fuite en avant".
Un traitement est possible mais d'abord, "il faut que la personne ait envie de se soigner". "Comme les problèmes d'alcool, comme les problèmes de drogue, si la personne n'a pas conscience de son problème et ne veut pas s'arrêter, on ne peut quasiment rien faire pour elle", note le Dr Matysiak.
Une fois que le ludopathe demande de l'aide, des médicaments peuvent lui être prescrits, si besoin est. "La plupart des gens qui sont dans une conduite addictive sont un peu déprimés" et certains antidépresseurs "peuvent aider à atténuer les tendances compulsives".
"Et puis, si la personne est désemparée, n'arrive pas à s'arrêter, on peut même en arriver jusqu'à l'hospitalisation, un peu comme un sevrage pour un toxicomane", relève l'addictologue en insistant sur l'importance de la seconde phase du traitement, la psychothérapie.
"Il s'agit bien sûr de comprendre pourquoi la personne s'est engagée dans le
jeu (...) pour qu'elle puisse s'en sortir mais surtout ne reproduise pas ses difficultés dans une autre addiction, c'est-à-dire qu'elle arrête de jouer et qu'elle devienne alcoolique par exemple. Ca, c'est un risque", prévient-il.
Il faut surtout que la personne reconnaisse qu'elle a un "rapport particulier" avec le jeu et "que ce rapport particulier existera toujours". "Le danger, pour les alcooliques comme pour les
joueurs, c'est qu'au bout d'un certain temps d'abstinence, ils essaient de se prouver à eux-mêmes qu'ils sont plus forts" que leur abstinence et replongent. Pour le Dr Matysiak, "c'est un piège".
Publié le 17/12/2008 à 12:00 par jeuxinternet
Exceptionnellement, ils parlent d'une même voix. Hier, les représentants des trois organisations patronales des casinos (Casinos de France, le
Syndicat des casinos modernes de France et l'Association des casinos indépendants de France) ont appelé le gouvernement à l'aide. Ils demandent des réductions de taxes et un assouplissement des règles qui encadrent leur métier. Depuis le mois de juin, l'activité des casinos est en recul de 15 % à 20 % et l'avenir s'annonce morose. En octobre, l'activité du casino de Deauville a chuté de 28 %, a souligné Dominique Desseigne, président du groupe Barrière. À Port-Barcarès, le
casino Partouche n'ouvrira plus à l'année, mais simplement l'été.
Tout cela à cause de la crise mais aussi de l'interdiction de fumer. Entrée en vigueur en janvier, celle-ci s'est ajoutée à une autre mesure pénalisante : le contrôle généralisé à l'entrée des casinos, obligatoire depuis 2006. « Si la situation perdure, il y aura des fermetures et des plans sociaux », a prévenu Patrick Partouche, président du directoire du groupe Partouche. Et de rappeler que l'enjeu ce sont les 18 000 personnes qui travaillent dans les 197 casinos français.
Les trois syndicats patronaux ont déjà écrit à François Fillon, le 29 octobre, pour demander un allégement de la fiscalité pendant deux ans et une plus grande souplesse pour ouvrir de
nouveaux jeux. Michèle Alliot-Marie, la ministre de l'Intérieur, est décidée à faciliter l'organisation de tournois de poker et l'installation de machines à sous. Cela ne règle pas le problème de la concurrence « illégale » d'Internet, selon Dominique Desseigne, sur les sites de jeux pour le moment interdits en France. Pour attirer du monde chez eux, les casinos attendent du gouvernement le feu vert pour organiser des jackpots progressifs multisites. Le principe : relier entre elles des centaines de machines à sous pour faire
gagner des cagnottes de plusieurs millions d'euros.
Publié le 16/12/2008 à 12:00 par jeuxinternet
Sur un marché tendu où les professionnels enregistrent depuis l’entrée en vigueur de la loi anti-tabac des chiffres d’affaires en baisse et dans un contexte fortement concurrentiel, le 3ème opérateur français de casinos “Joagroupe“ (Ex “Moliflor loisirs“) implanté en Haute-Normandie à Etretat et au Tréport veut accélérer la rénovation de ses offres en élargissant sa clientèle et en s’affirmant dès 2008 comme un « créateur de moments de loisirs et d’émotions intenses ».
Le groupe “Moliflor loisirs“ a bénéficié en 2005 puis en 2006 de l’apport de capitaux du fonds d’investissement “Bridgepoint Capital“ (55%) et de l’équivalent de la Française des Jeux en Amérique du Nord “Loto-Quebec“ (35%). En contrepartie d’un changement de nom prometteur le groupe français (20 casinos, 1.600 salariés, 276M€ de CA en 2007 pour 1.970 machines à sous) s’est engagé à ferrailler avec férocité avec les deux leaders Barrière (Deauville) et Partouche (Le Havre).
Au-delà de « possibles acquisitions » sur des casinos appartenant à des groupes plus modestes - “Emeraude“ à Fécamp, “Tranchant“ à Yport -, comme le laisse supposer Grégoire Talamon le directeur du marketing, “Joagroupe“ s’estime comme ses confrères « trop enfermé » dans l’enfer du jeu victime d’un conflit d’image. La profession enregistre de fait 35% d’image positive contre 70% à la française des jeux ou au PMU, « alors que nous redistribuons 92% des mises contre 60% à la Française des jeux ».
Une situation qu’il faut changer tandis « qu’un Français sur 10 met les pieds au moins une fois dans l’année dans un casino à l’image floue et uniforme contre 7 sur 10 qui achètent au moins un billet de loterie par an ».
L’idée maîtresse est de révolutionner l’image de la profession en accolant au traditionnel
casino de nouveaux loisirs et divertissements « en rupture avec les codes du secteur et les casinos bunkers ».
Sur internet d’abord où la bataille fait rage, le groupe ouvre cet été un site de jeu en ligne “play for fun“ où il ne sera pas possible de miser de l’argent mais où « la marque prépare la déréglementation programmée » de la législation française sur les jeux payants.
Dans les salles ensuite, l’arrivée du “Texas Hold Hem poker“ à la mode est programmée avant la fin de l’année en Haute-Normandie. « Nous ne sommes pas assez ancrés dans le registre loisirs », résume Grégoire Talamon. Pourraient être adjoints aux salles de jeux des hôtels, des bowlings, des cinémas et un ensemble de jeux plus inattendus.
« L’on peut déjà gagner au 421 le montant de son addition au restaurant ou un lot à partir du numéro de sa place de parking puis tirer au sort la composition de son coktail », explique pour l’exemple Arnaud Loret directeur à Etretat. De quoi relever, espère la direction, les « mauvais chiffres enregistrés depuis janvier avec l’entrée en vigueur de la loi anti-tabac ».
« Depuis 1980, nous avions une croissance à deux chiffres sur les
machines à sous. Elle stagne aujourd’hui. Le chiffre d’affaires du début d’année a même baissé globalement de -15% », détaille Grégoire Talamon qui doit faire face par ailleurs à la « forte concurrence » du casino du Havre.
Dans un tout autre domaine, si la plupart des joueurs occasionnels consacrent à leur passion en moyenne entre 30 et 40€ par visite, “
Joagroupe“ promet la mise en place dans ses enseignes d’ici octobre d’un concept « jeu responsable » directement inspiré par son actionnaire
Loto-Québec. Il s’agira de sensibiliser le personnel et les clients sur le jeu jugé excessif.
Les “Joacasinos“ régionaux en chiffres : 100 machines à sous à Etretat, 200.000 entrées/an, 45 employés, un restaurant. 100 machines à sous au Tréport, 350.000 entrées/an, 47 employés, un restaurant et un cinéma (350 places) qui joue le rôle de salle d’animation.
Publié le 16/12/2008 à 12:00 par jeuxinternet
A côté des
casinos en ligne pour laquelle elle s'est déjà placée dans les starting blocks, la Société des Bains de Mer cherche des relais de croissance dans le poker. Ainsi la SBM et la société Extreme Gaming Pro ltd de droit maltais ont signé à Monte-Carlo un accord de partenariat afin de promouvoir un
Tour de Poker Texas Hold’Em d’envergure internationale.
Le Groupe Monte-Carlo SBM a joué les précuseurs en matière de poker en créant une Poker Room dans son
Sun Casino où se tiennent des parties privées de très haut niveau. Extreme Gaming Pro, de son côté, s'est fait connaître par ses sites de jeux en ligne conçus par XproPoker. Cette société organise des tournois de
poker et dispose d’un réel savoir-faire en la matière.
En unissant leurs forces dans le cadre de ce partenariat, les deux sociétés fondent une série de tournois de poker, qui sera désormais désignée sous le nom "Monte-Carlo Poker Tour". Ces compétitions seront précédées par des qualifications en ligne qui se poursuivront en "dur" dans les plus importants casinos européens. La Société des Bains de Mer accueillera ainsi plusieurs étapes de cet évènement au sein de ses établissements et notamment la grande finale.
Publié le 15/12/2008 à 12:00 par jeuxinternet
Les responsables du groupe
Lucien Barrière ont aimablement avancé une tout autre raison à ces réjouissances. C’est que Blotzheim, comme toujours diront ses fans ou ses détracteurs, ne fait jamais rien comme les autres. Avec quelque 8 000 entréeslors de ses deux premiers jours de lancement, son
casino a battu « des records pour une ouverture », déclara fièrement le directeur Jérôme Colin. Et Sven Boinet, le président du directoire du groupe Barrière de relancer non sans humour. Oui, « Blotzheim ferait tache » dans le climat de sinistrose générale. Un phénomène… gênant à l’heure des doléances et que l’on aurait tenté d’expliquer pour les ministères par une clientèle majoritairement étrangère. C’est faux, évidemment !
Les Blotzheimois et la région frontalière jusqu’à
Mulhouse comptèrent lourds, eux aussi, dans les 10 000 curieux de l’ouverture de la Toussaint. Mais l’assistance a aimé ces bons mots accompagnant la fierté générale de posséder désormais un tel équipement pour le développement économique et l’attraction de la région frontalière.
« Malgré le contexte économique délicat, nous avons respecté là nos engagements » rappela Jérôme Colin. À savoir « un établissement multi culturel, ouvert 365 jours par an et qui se fond le plus possible dans le paysage ».
Mais ce casino est aussi un lieu de vie et de travail pour 115 collaborateurs dont plus de 80 embauchés dans la région pour lequel le groupe Barrière, qui y aura investi 16 millions €, « espère 300 000 visiteurs annuels et attend à terme entre 15 et 20 millions € de chiffre d’affaires » précisa Sven Boinet.
« Ce fut une belle et grande aventure », commenta le maire Jean-Paul Meyer. Et un travail « colossal » ajouta-t-il. « Mon prédécesseur avait lancé les premiers dés, il a fallu créer de toutes pièces ce projet, le faire mûrir, le faire naître pour le concrétiser et enfin l’accompagner. »
Ses remerciements allèrent à son conseil, ses adjoints Lucien Gasser et Julien Zimmermann, à l’équipe municipale dirigée par Sylvie Wilb mais aussi au secrétaire d’État Jean-Marie Bockel et au député maire de
Saint-Louis Jean Ueberschlag qui décrocha chez Édouard Balladur le classement en zone climatique, « la première pierre sans laquelle rien n’aurait pu se faire ». Pour sa part, Jean Ueberschlag eut une pensée aussi pour Robert et Gérard Brémond de Pierre et Vacances et leur conseillère et déléguée Françoise Picard qui sut mener le dossier de classement à maturité.
Et le député maire de Saint-Louis qui s’est dit ébloui en le découvrant de nuit – « c’est Las Vegas ! » — en est convaincu : « ce casino voulu par Jean-Paul Meyer et son prédécesseur Bernard Simon apportera un plus dans le dynamisme de cette région frontalière ».
Publié le 14/12/2008 à 12:00 par jeuxinternet
En janvier 2003, Rodolphe Martin, directeur du casino
Lion Blanc, a monté un dossier afin de demander l'autorisation d'exploiter trente et une
machines à sous supplémentaires à Saint-Galmier. Son établissement en comptait déjà soixante-neuf. Dix mois plus tard, les machines sont installées et les joueurs se bousculent pour essayer les nouveaux bandits manchots.
Ouverte depuis seulement quelques jours, la nouvelle salle de cent mètres carrés - qui vient s'ajouter à celles existantes - accueille un public nombreux, le
casino ayant vu son affluence augmenter de 30 % dès les deux premiers jours de l'installation des nouvelles machines. Parmi celles ci, deux ont délivré d'ailleurs 32 000 E de gains.
Pour en arriver là, Rodolphe Martin a mené un véritable parcours du combattant. Après l'avis favorable du conseil municipal, fin janvier, le dossier a été transmis à la sous-préfecture de Montbrison pour vérification de conformité. Il s'en est suivi une enquête de commodo et incommodo (de l'avantage et de l'inconvénient) auprès de la population, menée par un commissaire enquêteur. Une enquête qui s'est avérée favorable.
Le dossier a alors été pris en charge par la DDRG (Direction départementale des renseignements généraux) pour avis, et ensuite transmis à la DLPAJ (Direction des libertés publiques et affaires judiciaires). Tous ces paliers étant franchis, la demande a été examinée par la sous-direction nationale des courses et jeux (pour avis), et enfin proposée à la commission supérieure des jeux comprenant des membres des ministères du Tourisme, du Budget, de la Culture, des collectivités territoriales et des élus. C'est devant cette commission que le maire, Jean Bouchardon, a défendu âprement le dossier pour gagner cette autorisation. L'ensemble du dossier ayant obtenu un avis favorable, il a été transmis au ministre de l'Intérieur pour signature, mi octobre. Une nouvelle réglementation a touché l'imposition des casinos, en 2003. Elle concerne les gains de chaque machine. Pour Rodolphe Martin, « le Lion Blanc n'a pas été touché par cette réforme du fait de notre politique commerciale envers les taux de redistribution des mises qui sont très élevés. Certaines de nos machines redistribuent en effet 99,90 % des enjeux ». Cette politique n'est sans doute pas étrangère à l'accord. Le dossier a alors été pris en charge par la DDRG (Direction départementale des renseignements généraux) pour avis, et ensuite transmis à la DLPAJ (Direction des libertés publiques et affaires judiciaires). Tous ces paliers étant franchis, la demande a été examinée par la sous-direction nationale des courses et jeux (pour avis), et enfin proposée à la commission supérieure des jeux comprenant des membres des ministères du Tourisme, du Budget, de la Culture, des collectivités territoriales et des élus. C'est devant cette commission que le maire, Jean Bouchardon, a défendu âprement le dossier pour gagner cette autorisation. L'ensemble du dossier ayant obtenu un avis favorable, il a été transmis au ministre de l'Intérieur pour signature, mi octobre. Une nouvelle réglementation a touché l'imposition des casinos, en 2003. Elle concerne les gains de chaque machine. Pour Rodolphe Martin, « le Lion Blanc n'a pas été touché par cette réforme du fait de notre politique commerciale envers les taux de redistribution des mises qui sont très élevés. Certaines de nos
machines redistribuent en effet 99,90 % des enjeux ». Cette politique n'est sans doute pas étrangère à l'accord.
Placé sous tutelle de l'administration des courses et jeux, le casino de Saint-Galmier travaille en étroite collaboration avec ses représentants départementaux, les fonctionnaires des renseignements généraux, dirigés par Dominique Berthiod. Aujourd'hui, avec un investissement de 550 000 E, pour trente et une machines supplémentaires (une machine coûte entre 12 000 et 30 000 E), le Lion Blanc, propriété du groupe Partouche, a augmenté son chiffre d'affaires de 45 % et créé cinq emplois. Des chiffres qui laissent pantois puisqu'à la clôture comptable de l'année des jeux - qui intervient au 31 octobre - le casino baldomérien affiche des résultats impressionnants : 12,6 millions d'euros ( 4 %) pour les machines à sous ; 1,1 million d'euros pour la restauration et spectacles ( 12 % avec 40 000 couverts).
Enfin, cette année (d'octobre 2002 à novembre 2003), les taxes touchées par l'État se montent à 5,9 millions d'euros, et celles par la commune à 1,58 million d'euros. Une bonne affaire pour les collectivités.